Les personnes occupées bénéficient davantage : les habitudes de santé sont déterminées par "l'ordre" plutôt que par la "volonté".

Les personnes occupées bénéficient davantage : les habitudes de santé sont déterminées par "l'ordre" plutôt que par la "volonté".

« Faire de l'exercice ou se coucher tôt » : la recherche révèle la « priorité » pour les soirées d'hésitation

Travail, tâches ménagères, éducation des enfants, trajets. Il y a tant de choses à faire, mais le temps pour prendre soin de son corps est limité. C'est alors que tout le monde se retrouve face à ce dilemme.


« Faut-il faire de l'exercice aujourd'hui ? Ou bien dormir ? »


Une étude récente présentée par n-tv en Allemagne a apporté une direction assez claire à cette « hésitation ». Pour aller droit au but, si vous ne pouvez choisir qu'une seule option, privilégiez le sommeil. Cela favorise une augmentation de l'activité (nombre de pas) le lendemain, tandis que l'effet « j'ai marché, donc je dormirai bien ce soir » pourrait ne pas être aussi significatif qu'on le pense. Ntv



Analyse de « sommeil→exercice » sur 70 000 personnes et 28 millions de jours de données

La force de cette étude réside dans son ampleur et sa « réalité ». L'équipe de recherche a utilisé des enregistrements obtenus grâce à des capteurs de sommeil placés sous le lit et des trackers de fitness portés au poignet, et a suivi la relation entre le sommeil et l'activité physique (nombre de pas) au jour le jour à partir d'un immense ensemble de données de 70 963 personnes et environ 28 millions de jours. Ntv


La première réalité qui s'impose est que peu de gens vivent selon l'idéal.
Parmi ceux qui atteignent habituellement les recommandations de **« 7 à 9 heures de sommeil » et « plus de 8 000 pas par jour », seuls 12,9 % y parviennent. De plus, 16,5 %** des personnes se retrouvent dans la combinaison à risque de santé de moins de 7 heures de sommeil et moins de 5 000 pas. Nature


En d'autres termes, beaucoup de gens manquent de « sommeil ou d'exercice (ou les deux) ». Ce n'est pas tant un manque d'effort qu'une conception des directives qui rend leur atteinte simultanée difficile, comme le montrent les données. Nature



Le point clé de l'étude : la « qualité du sommeil » influence le nombre de pas du lendemain

Le cœur de l'étude réside dans la « direction » entre sommeil et exercice. En général, on a tendance à penser que « faire de l'exercice aide à mieux dormir », mais l'analyse a montré que c'est plutôt l'inverse qui est vrai.

  • Plus la qualité du sommeil (efficacité du sommeil) est élevée, plus le nombre de pas le lendemain augmente
    Concrètement, en comparant les personnes avec une faible efficacité du sommeil (25e centile) à celles avec une efficacité élevée (75e centile), il a été démontré que le nombre de pas augmente d'environ **+282 pas/jour**. Nature

  • D'autre part, le nombre de pas de la veille n'améliore pas significativement le sommeil de la nuit (résumé par « le sommeil est peu influencé par le nombre de pas »). Nature


Un résultat qui pourrait susciter des débats est l'analyse montrant que **« environ 6 heures de sommeil correspondent au nombre maximal de pas le lendemain »** (par exemple, +339 pas par rapport à 8 heures de sommeil). Cependant, les chercheurs notent que des facteurs comme le temps d'éveil plus long peuvent influencer le nombre de pas, et que l'effet diminue après ajustement pour le temps d'éveil. Cela signifie qu'il est plus prudent de lire ces données comme une indication que la relation entre sommeil et activité n'est pas une ligne droite, plutôt que comme une recommandation pour un sommeil court. Nature



Les raisons pratiques pour lesquelles « le sommeil d'abord » est une stratégie viable

Pourquoi le sommeil tend-il à être « prioritaire » ? L'article de n-tv mentionne que le sommeil de qualité soutient l'activité du lendemain grâce à des facteurs tels que l'énergie, la motivation, et la facilité de mouvement. Ntv


En revanche, « exercice→sommeil » est influencé par de nombreux facteurs tels que l'intensité et le moment de l'exercice, la fatigue accumulée, le stress, la consommation d'alcool, et l'exposition à la lumière avant le coucher, ce qui entraîne une grande variabilité entre les jours où cela fonctionne et ceux où cela ne fonctionne pas. En moyenne, l'effet est donc moins visible.


L'étude comporte également des « avertissements » importants. Les utilisateurs de dispositifs portables peuvent avoir des biais en termes de conscience de la santé et de statut socio-économique, et les trackers de sommeil peuvent surestimer la durée du sommeil, ce qui pourrait rendre la réalité encore plus difficile. Ntv



Relier les « idéaux » des directives et la « réalité » de la vie

Alors, peut-on négliger l'exercice ? Bien sûr que non. L'exercice joue un rôle important dans la réduction des risques de maladies cardiovasculaires, le métabolisme, le système musculo-squelettique, et la santé mentale. L'OMS recommande également aux adultes de pratiquer au moins 150 minutes d'activité d'intensité modérée (ou 75 minutes d'intensité élevée) par semaine. Ntv


Cependant, ce que cette étude propose, c'est une réflexion sur les priorités.

  • On ne peut pas toujours tout respecter

  • C'est pourquoi il faut commencer par établir une « base solide »

  • Une base solide facilite l'augmentation de l'activité


Cette approche est particulièrement efficace pour les personnes occupées. L'exercice est souvent perçu comme un ajout nécessitant de la volonté, tandis que le sommeil doit être « planifié à l'avance » pour ne pas être sacrifié. Si vous ne pouvez faire qu'une chose aujourd'hui, dormez. Cela augmentera vos chances de marcher demain——voilà la stratégie réaliste que l'étude propose. Ntv



Réactions sur les réseaux sociaux (les types de réactions typiques lorsque ce sujet est diffusé)

Ce thème suscite presque inévitablement des discussions sur les réseaux sociaux. « Exercice vs sommeil » est facile à relier aux expériences quotidiennes et peut être affirmé en quelques mots. Récemment, sur TikTok, Instagram, YouTube, etc., la tendance à prioriser le sommeil pour « optimiser » sa vie, « Sleepmaxxing », a gagné en popularité, avec de nombreux partages de hacks et de routines de sommeil. RND.de


Sur les réseaux sociaux, les réactions suivantes apparaissent généralement.

  1. Empathie : « Quand je doute, je dors, je comprends totalement »
    Des accords basés sur l'expérience personnelle, comme « Quand je manque de sommeil, je ne peux pas faire d'exercice » ou « Quand j'ai assez dormi, je peux bouger naturellement ». Cela correspond bien à la direction « sommeil→nombre de pas » de l'étude. Nature

  2. Contestation : « Quand je fais de l'exercice, je dors comme un bébé ! »
    Des réactions de ceux qui croient fermement en « exercice→sommeil » basées sur leur expérience de course ou de musculation. L'étude reconnaît que « l'impact de l'exercice est complexe » et que l'effet peut sembler moindre en moyenne. Ntv

  3. Mésinterprétation et polémique : « Donc, 6 heures de sommeil, c'est le meilleur ? »
    Cela tend à être interprété comme « il suffit de dormir moins ». En réalité, des ajustements pour le temps d'éveil affaiblissent l'effet, et consommer cela comme une louange du sommeil court est risqué. Nature

  4. Discussion sur les dispositifs portables : « Finalement, on est obsédé par les chiffres »
    Avec l'expansion du Sleepmaxxing, l'attachement aux scores et aux indicateurs devient un sujet de discussion. À l'étranger, des points de vue comme l'« orthosomnie » (l'obsession des chiffres du sommeil qui nuit au sommeil) sont également introduits. Axios
    n-tv met également en garde contre les dangers et le manque de fondement de certains « hacks de sommeil » issus des réseaux sociaux dans le contexte du Sleepmaxxing. Ntv


En résumé, sur les réseaux sociaux, le vent en poupe pour « valoriser le sommeil » et le retour de bâton contre la « sur-optimisation des chiffres et des hacks » se produisent simultanément. La clé pour bien utiliser cette étude est de l'intégrer comme une « conception des priorités », plutôt que de l'utiliser comme une excuse pour le sommeil ou de transformer le sommeil en compétition.



Articles de référence

Sommeil ou exercice, lequel est le plus important ? : Les chercheurs publient des priorités claires pour une vie saine
Source : https://www.n-tv.de/wissen/Forschende-nennen-klare-Prioritaet-fuer-gesundes-Leben-id301415