Aux États-Unis, où il est courant de donner un pourboire de 20 à 30 %, qui gagne et qui perd avec l'introduction de la "carte à 10 %" ?

Aux États-Unis, où il est courant de donner un pourboire de 20 à 30 %, qui gagne et qui perd avec l'introduction de la "carte à 10 %" ?

Les taux d'intérêt des cartes de crédit aux États-Unis sont si élevés qu'on dit qu'un taux de 20% est "normal". Dans un tel marché, une carte affichant un taux d'intérêt exceptionnel de 10% pourrait être lancée par une grande banque. Ce rapport a suscité une agitation non seulement dans l'industrie financière mais aussi sur les réseaux sociaux.


Tout a commencé lorsque le président Trump a proposé de limiter les taux d'intérêt des cartes de crédit à 10% pendant un an et a exprimé son intention de demander l'approbation du Congrès. Suite à cela, il a été rapporté que Bank of America (BofA) et Citigroup envisageaient une nouvelle carte avec un taux d'intérêt de 10% comme solution. L'important ici est que ce débat ne se limite pas à une simple "compétition de baisse des taux d'intérêt", mais qu'il émerge comme une "réponse" à la pression politique et au risque de réglementation.



Pourquoi "10%" fait-il la une des journaux : la structure commerciale des cartes de crédit aux États-Unis

Les cartes de crédit sont des prêts non garantis sans collatéral, avec un risque élevé de défaut. Pour compenser ce risque et ces coûts, les banques fixent des taux d'intérêt (APR) élevés. En réalité, des taux d'intérêt moyens dépassant 20% ont été rapportés, ce qui, du point de vue des ménages, crée une structure où "les intérêts s'accumulent comme une boule de neige".


D'un autre côté, les politiciens affirment que "20 à 30% est trop élevé, ce qui aggrave la situation des ménages déjà en difficulté". Bien qu'il s'agisse d'une "mesure de secours pour les ménages" facile à comprendre pour leurs partisans, d'autres questions émergent dans le secteur financier.


Qui sont les clients qui peuvent continuer à emprunter à 10% ?
Et, où iront ceux qui ne remplissent pas ces conditions ? Voilà la question.



Il est probable que la carte à 10% ne soit pas "10% pour tout le monde"

Le rapport suggère un scénario où l'on cherche un compromis non pas en fixant uniformément les taux d'intérêt du marché à 10%, mais en proposant un **"nouveau design de produit"** avec des taux proches de 10%.


Une possibilité typique pourrait être un "10% conditionnel" comme suit.

  • Cibler des personnes spécifiques (score de crédit élevé, faible taux de retard, niveau de revenu certain, etc.)

  • Réduire les avantages (réduire au minimum les points de récompense, les miles, les cashbacks)

  • Limiter le plafond de crédit (contrôler la quantité de risque)

  • Percevoir des frais annuels / Réviser la structure des frais (équilibrer la rentabilité autrement que par les taux d'intérêt)

  • Taux d'intérêt bas à durée limitée (par exemple, "10% seulement pendant un an")


En résumé, même si l'enseigne affiche "10%", le contenu pourrait être un produit à faible marge pour les clients solides ou une carte pratique avec des avantages réduits. Politiquement, il est facile de montrer qu'on a "répondu", et pour les banques, c'est un calcul de "mieux vaut cela qu'une réglementation qui englobe tout".



Comment le marché a-t-il réagi : les actions ont fluctué, mais ce n'est pas encore "définitif"

Les actions financières sont sensibles à ce sujet.


Comme le "plafond des taux d'intérêt" frappe directement la source de revenus des activités de cartes, des actions liées ont été vendues, mais le rapport sur l'examen des "cartes à 10%" a également vu les actions bancaires se redresser.


Cependant, l'idée d'un plafonnement des taux d'intérêt en tant que système nécessite "une législation au Congrès" et est considérée comme ayant des "obstacles élevés à la réalisation". C'est pourquoi les banques cherchent à préparer une "alternative volontaire" avant la législation, ce qui montre une telle structure.



La réalité pour les consommateurs : les avantages et les effets secondaires vont de pair

C'est là que le sujet principal commence. Même si une carte à 10% apparaît, il est peu probable qu'elle soit une "solution magique" qui sauve tous les ménages américains. Au contraire, l'impact pourrait être à deux niveaux.


Les groupes qui bénéficient facilement

  • Les groupes avec une forte solvabilité, qui bénéficient déjà de taux d'intérêt préférentiels

  • Les groupes qui peuvent réduire leur charge d'intérêts en refinançant leur solde existant

  • Les groupes qui peuvent planifier le remboursement et utiliser la "période de taux d'intérêt bas"

Les groupes qui subissent facilement les conséquences

  • Les groupes avec un score de crédit bas, un historique de retard, qui ont été "couverts par le prix du risque"

  • Les groupes susceptibles d'être affectés par la réduction des plafonds, l'arrêt des renouvellements, le durcissement des critères d'évaluation

  • Les groupes qui, sans carte de crédit, peuvent se tourner vers des financements plus coûteux (autres formes de prêts non garantis)


Même si le slogan politique est "réduire les taux d'intérêt pour tout le monde", la réalité financière ne peut échapper à la question de "où absorber le risque de défaut". Si les taux d'intérêt sont fixés bas, d'autres éléments comme les critères d'évaluation, les plafonds, les avantages et les frais bougeront. C'est la véritable nature des "effets secondaires".



Réactions sur les réseaux sociaux : accueil, scepticisme, et débat sur "qui en profite vraiment ?"

Ce sujet s'est rapidement répandu sur les réseaux sociaux, avec trois types principaux de réactions.

1) Les partisans de l'accueil : "Enfin arrivé" : colère contre l'enfer des intérêts

Du point de vue des ménages, le sentiment que "des taux d'intérêt supérieurs à 20% sont anormaux" est fort. Sur les réseaux sociaux, on remarque des voix qui voient dans le chiffre de 10% un "soulagement" face à l'accumulation de dettes et à la hausse du coût de la vie.
Cependant, même parmi les partisans de l'accueil, il y a des doutes sur le fait que "tout le monde peut vraiment obtenir 10%" et que "les conditions ne seront-elles pas finalement strictes".

2) Les sceptiques : "C'est impossible" : est-ce une performance politique ?

En particulier dans les cercles d'investissement et financiers, on trouve de nombreux avis froids disant que "le plafond ne bougera pas juste avec les déclarations du président", "le Congrès est nécessaire", et que "la mise en œuvre est complexe".
Certains parlent d'un "marché de sentiment" en voyant les fluctuations des actions chaque fois qu'une nouvelle sort.

3) Les analystes : "L'impact ne concerne pas que les banques" : le réseau de paiement est différent, mais la contraction du crédit fait peur

Sur les réseaux sociaux, on a vu des voix clarifiant que "ce sont les émetteurs (banques) qui gagnent avec les taux d'intérêt des cartes, et que le réseau de paiement (ex : Visa/Mastercard) a une structure différente".


Cependant, en même temps, le débat s'est étendu aux effets secondaires, comme "si les émetteurs resserrent, l'émission de cartes diminuera, ce qui affectera finalement le volume des paiements" et "la contraction de l'offre de crédit affectera l'économie".


Dans une autre direction, il y a aussi des réactions qui se concentrent sur les fintechs et les prêteurs individuels. "Si les cartes de crédit sont restreintes, la demande se déplacera vers les prêts personnels". En fait, les déclarations des dirigeants de l'industrie se sont répandues, accélérant le débat sur "qui comblera le vide".



Un autre indice : "10%" existe déjà comme "taux d'introduction"

Face à la question "10% est-ce vraiment possible ?", il existe déjà sur le marché des produits affichant "10% pour une durée limitée". Cela suggère que 10% n'est pas impossible en tant que business, mais quel'application constante et à grande échelleest difficile.


En d'autres termes, l'examen par les grandes banques pourrait également s'orienter vers un design conditionnel, à durée limitée, et avec réduction des avantages, plutôt qu'un "10% permanent et uniforme".



Points de contrôle futurs : il faut regarder le contenu du design plus que le "taux d'intérêt"

Ce qui mérite vraiment l'attention dans ce sujet, ce n'est pas tant le chiffre de 10% lui-même, mais **"ce qui est sacrifié et qui est ciblé pour réaliser 10%"**.

  • Combien de temps 10% sera-t-il appliqué (fixe pour un an ? seulement pendant la période d'introduction ?)

  • Quelles sont les conditions pour les bénéficiaires (score de crédit, revenu, clients existants uniquement, etc.) ?

  • Qu'en est-il des avantages (points/miles/cashback) ?

  • Les plafonds de crédit et la gestion du crédit seront-ils plus stricts ?

  • La réglementation et la législation progresseront-elles, ou cela se terminera-t-il par une "réponse volontaire" ?


Si une véritable réglementation progresse, l'industrie des cartes sera contrainte de passer d'une structure "centrée sur les taux d'intérêt" à une "révision des frais, des cotisations annuelles et des avantages". À l'inverse, si cela se calme avec une "carte à 10% volontaire", l'impact sera limité et se limitera peut-être à une augmentation des produits symboliques.


Quoi qu'il en soit, comme le montre le débat sur les réseaux sociaux, ce n'est pas seulement une nouvelle financière. C'est un thème où **"la douleur des ménages" et "la réalité de l'offre de crédit"** se confrontent directement. La carte à 10% sera-t-elle un "soulagement" ou renforcera-t-elle les "lignes de démarcation" ? La réponse dépendra des conditions de l'offre de la carte et de l'évolution du système.



Sources (sans lien dans le texte / résumé à la fin)