La véritable raison pour laquelle les mangues "tombent avant de mûrir" ─ Le signal "arrêté" des molécules émises par l'arbre

La véritable raison pour laquelle les mangues "tombent avant de mûrir" ─ Le signal "arrêté" des molécules émises par l'arbre

« Mangue tombée = mûre » est en réalité une idée reçue dangereuse

Lorsque vous levez les yeux vers le manguier dans votre jardin, vous pouvez voir un fruit encore vert tomber. Même si vous le ramassez, son parfum est faible et il ne devient pas plus sucré en mûrissant — beaucoup ont probablement vécu cette expérience.


En Australie, dans les régions productrices de mangues, cela ne se résume pas à une simple « déception domestique ». Chaque saison, une grande quantité de mangues tombent avant d'être mûres. Les fruits tombés sont difficiles à commercialiser, ce qui représente une perte de revenu pour les agriculteurs et un gaspillage alimentaire et de ressources pour la société. Selon l'article, dans certaines conditions, seuls environ 0,1 % des fruits atteignent la maturité. phys.org


De plus, en Australie, plus de 63 000 tonnes de mangues sont produites chaque année, ce qui en fait une culture à haute valeur ajoutée contribuant significativement à l'économie. News
C'est pourquoi comprendre « pourquoi elles tombent » et « comment les empêcher de tomber » est un sujet crucial non seulement pour les agriculteurs, mais aussi pour la stabilité alimentaire à l'ère du changement climatique. phys.org



La clé est le « stress » — l'arbre abandonne ses fruits pour survivre

L'article met en avant un fait très pragmatique.
**Pour l'arbre, les fruits sont un « luxe »** et sont les premiers à être sacrifiés lorsque les conditions deviennent difficiles.


C'est un peu comme un humain qui évite les excès caloriques lorsqu'il ne se sent pas bien. Les plantes réagissent de la même manière : en cas de stress dû à la chaleur, à la sécheresse, aux vents forts ou aux dommages causés aux feuilles (par des maladies ou la chute des feuilles), l'équilibre interne change et la répartition des ressources se concentre sur la « survie ». phys.org


Ce qui devient crucial ici, ce sont les hormones végétales et la « gestion du sucre ».

  • Hormones végétales : Signaux chimiques qui régulent la croissance des fleurs et des fruits, ainsi que la chute des fruits. Leur concentration et leur réaction changent sous stress. phys.org

  • Glucides (sucres) : Carburant pour la croissance des fruits. Si les feuilles sont endommagées ou si l'eau manque, ils ne peuvent être produits ou transportés. phys.org


Lorsque l'approvisionnement en sucre est interrompu, l'arbre décide qu'il ne peut pas tout soutenir et laisse tomber les fruits pour réduire la charge. L'article explique que l'équilibre hormonal est également perturbé à ce moment-là, déclenchant le processus de chute des fruits. phys.org



Lire le « signal d'abandon » moléculaire : la scène se passe au niveau du « pédicelle »

Ce qui est intéressant, c'est que les chercheurs ne se contentent pas d'expliquer ce phénomène par un simple « mauvais temps », mais le considèrent comme une décision au niveau moléculaire.

L'article décrit comment, sous stress, le déséquilibre entre le sucre et les hormones pousse l'arbre à envoyer un « avis de licenciement » moléculaire aux fruits. Les chercheurs appellent cela le « signal d'abandon » moléculaire. phys.org


Pour déchiffrer ce signal, l'attention se porte sur le pédicelle, qui relie le fruit à la branche. C'est un « pont de communication » où circulent les nutriments et les signaux, et qui contrôle également la décision de « détacher/maintenir ». La recherche vise à analyser l'expression génétique de ce tissu pédicellaire pour identifier les voies qui déclenchent la chute des fruits. phys.org


L'objectif est donc de
trouver le « signal » avant la chute
et d'intervenir avant que les fruits ne tombent.



Candidat prometteur pour l'intervention : régulateurs de croissance des plantes (mais le « timing » est crucial)

Alors, quels sont les moyens d'intervention ?

L'article mentionne que les régulateurs de croissance des plantes (PGR) sont considérés comme prometteurs. Ces agents chimiques complètent ou régulent l'action des hormones végétales pour maintenir les fruits même sous stress. phys.org


Le point crucial ici est que, avant même de parler d'efficacité, le timing est essentiel.

  • Le traitement est plus efficace lorsqu'il est appliqué tôt, pendant la phase de floraison (avant que les fruits ne soient suffisamment développés)

  • Les premiers essais ont montré que le rendement pouvait augmenter jusqu'à 17 %. phys.org

L'article compare cette intervention précoce à une sorte de « discours d'encouragement hormonal » pour l'arbre. phys.org
Avant que l'arbre ne penche vers la décision de « laisser tomber », il s'agit de renforcer le signal de maintien — une idée très rationnelle.


Cependant, il y a une mise en garde importante.
Cette recherche est encore en phase de pré-examen par les pairs, et il est prévu de la publier après avoir vérifié les différences saisonnières, variétales et régionales. phys.org
Il ne faut pas conclure hâtivement qu'une solution universelle a été trouvée.



Pourquoi ce sujet est-il pertinent maintenant : ce n'est pas seulement un problème de mangue

La portée de l'article ne se limite pas à la culture de mangues.
La chute précoce des fruits se produit également avec les pommes, les agrumes, les avocats, et d'autres arbres fruitiers, avec en arrière-plan un déséquilibre hormonal dû au stress. Ainsi, comprendre le « commutateur moléculaire de la chute des fruits » chez les mangues pourrait être appliqué à d'autres cultures. phys.org


À une époque où le climat est imprévisible, l'agriculture entre dans une phase où « l'expérience et l'intuition » seules ne suffisent plus.
Rendre visible ce qui se passe à l'intérieur des plantes et intervenir au bon moment. C'est la « précision » en agriculture.



Réactions sur les réseaux sociaux : empathie et questions pratiques surgissent

En lien avec cet article (contenu de The Conversation présenté sur Phys.org, etc.), trois types de réactions se distinguent sur les réseaux sociaux.

1) Jardiniers amateurs « Mes mangues tombent aussi. Que faire ? »

Sur Facebook, des commentaires désespérés accompagnent les partages de l'article, tels que « Elles tombent toujours avant d'être mûres. Il y a du soleil et de la pluie, alors pourquoi ? ». Facebook


D'autres publications soulèvent également la question « Pourquoi mes mangues immatures continuent-elles de tomber ? », montrant que c'est un problème courant même à l'échelle domestique. Facebook

Cet article touche à un thème où beaucoup de gens sont « actuellement en difficulté », bien qu'il s'agisse d'un sujet scientifique.


2) Contexte agricole et de gaspillage alimentaire « La science pour réduire les déchets est une bonne chose »

Sur LinkedIn, des professionnels de l'alimentation et de l'agriculture partagent l'article en le présentant comme une « science pour réduire les déchets sur le terrain ». linkedin.com
Étant directement lié au thème social de la « réduction du gaspillage alimentaire », la signification de la recherche est facilement compréhensible.


3) Comptes de diffusion « C'est ce que tout le monde veut savoir »

Sur X (anciennement Twitter), des publications citant et diffusant les points clés de l'article ont été observées (au moins sous forme d'extraits du début du texte). X (formerly Twitter)

 



Sur les réseaux sociaux, les sujets qui combinent « mystère quotidien x explication scientifique » se propagent facilement.

Note : Nous n'avons pas pu confirmer un volume important de « discussions dans les commentaires » sur les réseaux sociaux (en raison de restrictions d'accès ou de collecte). Par conséquent, les réactions et publications mentionnées ci-dessus sont basées sur les données accessibles. linkedin.com



À venir : Les mangues passer