Que fait un expert en bonheur les jours où il se sent au plus bas ? De petites habitudes pour créer un "chemin de retour".

Que fait un expert en bonheur les jours où il se sent au plus bas ? De petites habitudes pour créer un "chemin de retour".

Quand on entend "expert du bonheur", on imagine souvent une personne toujours calme et positive. Pourtant, en réalité, peu importe combien on a étudié ou pratiqué, il y a des jours où l'humeur baisse. En fait, les experts ne visent pas à "ne jamais être déprimés". En partant du principe que la déprime ne peut être réduite à zéro, le défi est de savoir combien de "chemins de retour" on a préparés — c'est cette vision pratique du bonheur que cet article illustre.


"Que faire d'abord quand on se sent déprimé" n'est pas un talent, mais une conception

Le point commun des experts mentionnés dans l'article est qu'ils ne répriment pas leur humeur avec de la volonté ou de la ténacité. À la place, ils créent des "itinéraires de retour" avec de petites actions. L'important est de bouger "le corps et l'environnement" avant de se plonger dans une introspection profonde. Quand l'humeur baisse, une réunion de réflexion commence dans la tête et les mêmes pensées ont tendance à tourner en boucle. C'est pourquoi ils interviennent avec de petites actions pour briser ce cycle de pensées.


Ce qui est symbolique dans l'article, ce sont les quatre actions suivantes.


1) Musique + amis : au lieu de manipuler directement "l'humeur", d'abord connecter le "circuit"

Un expert mentionne qu'il privilégie l'écoute de la musique et la rencontre (ou la prise de contact) avec des amis lorsqu'il ressent une baisse de moral. La musique agit comme un interrupteur d'humeur avec un effet immédiat, et le contact avec des amis confirme la réalité que "je ne suis pas seul". L'important ici est qu'il n'est pas nécessaire de se lancer dans des consultations sérieuses. Même se rencontrer pour bavarder peut parfois légèrement remonter le moral.


2) Sortir + gentillesse : plutôt que le "développement personnel", une action vers les autres

Un autre expert dit qu'il est efficace de sortir de chez soi et de faire quelque chose de bien pour quelqu'un. Ici, "faire quelque chose de bien" n'a pas besoin d'être un bénévolat exagéré. Céder sa place, remercier poliment un vendeur, faire un don, saluer un voisin — cela suffit amplement.


Dans l'article, tout en abordant le danger que le développement personnel devienne trop centré sur soi, il est indiqué que les actions tournées vers les autres augmentent finalement son propre sentiment de bonheur. Quand l'humeur baisse, la vision se rétrécit et "son propre problème" occupe tout l'écran. La gentillesse aide à réduire cet écran un moment.


3) Recontextualiser les soucis : ne pas réduire le problème, mais changer sa position

Un expert en psychologie recommande de replacer les soucis dans le contexte de "où se situent-ils dans l'ensemble de la vie". Il ne s'agit pas de nier ou de minimiser les soucis. C'est l'idée de ramener l'état où le "ici et maintenant" est trop amplifié à un grossissement approprié.


Par exemple, lorsque "l'échec au travail" semble déterminer la valeur de toute sa vie, il est utile de prendre du recul et de se demander "sera-t-il aussi lourd dans quelques années ?" ou "quelles sont mes valeurs importantes ?". Ce n'est pas une question de volonté, mais un travail proche de l'ajustement de la fonction de zoom cognitif.


4) Pleurer/crier + communauté : parfois, l'émotion a besoin d'être "évacuée" avant d'être "traitée"

Un expert en psychothérapie admet franchement qu'il se sent soulagé en pleurant, et mentionne parfois un "déversement sûr" comme crier dans la forêt. Il est également présenté un processus de récupération de l'énergie en participant à des activités créatives ou expressives, telles que des drames ou des performances (activités de type club).


Il est difficile de "penser positivement" en pleine déprime. Dans ces moments-là, ne réprimez pas vos émotions, mais exprimez-les d'abord. Après les avoir exprimées, vous pouvez enfin passer à l'étape suivante (rencontrer des gens, sortir).



Voici la pratique : pourquoi ces actions sont-elles efficaces ?

Les actions mentionnées dans l'article peuvent sembler disparates, mais elles vont en réalité dans la même direction.

  • Bouger le corps / Changer d'environnement : Sortir de chez soi, marcher, participer à des activités.

  • Rétablir la connexion sociale : Rencontrer des amis, interagir légèrement avec des inconnus, aller dans une communauté.

  • Déplacer le focus de l'attention : Gentillesse, musique, activités expressives pour s'éloigner de la "rumination intérieure".

  • Exprimer les émotions en toute sécurité : Pleurer, crier, mettre en mots.


L'humeur ne se résout pas uniquement dans la tête. Elle est déterminée par l'ensemble du réseau de personnes, de lieux et d'actions. C'est pourquoi, en bougeant légèrement une partie de ce réseau, l'humeur peut changer en conséquence.


De plus, il est souvent mentionné ces dernières années que le simple fait de garder un smartphone à proximité peut distraire et réduire le sentiment de bonheur. Dans un environnement de surcharge d'informations, le carburant pour la comparaison de soi ou l'anxiété augmente facilement en période de déprime. C'est pourquoi les orientations de l'article telles que "vers l'extérieur", "vers les autres", "vers de petites gentillesses" sont pertinentes comme stratégie moderne contre la déprime.



Réactions sur les réseaux sociaux (cohabitation de "sympathie" et "réalisme")

Le contenu de l'article a été perçu sur les réseaux sociaux comme ayant une "sensation de faisabilité" plutôt qu'une "belle parole". Les réactions étaient particulièrement visibles autour de LinkedIn.

  • Lorsqu'un des chercheurs en bonheur a publié "Quand vous êtes déprimé, sortez et soyez généreux", les commentaires ont reflété des sentiments tels que "gentil et réaliste" et "une petite gentillesse allège aussi soi-même".

  • Lorsque le compte d'une organisation liée à la thérapie cognitivo-comportementale a présenté les paroles d'un psychothérapeute de l'article, des réactions telles que "ne pas viser à 'ne pas être déprimé' est un soulagement" et "pleurer, crier, s'exprimer, tout cela peut être traité comme des 'réactions saines'" ont été observées.

Cependant, ce n'est pas entièrement positif.

  • "Plus on est profondément déprimé, plus il est difficile de rencontrer des gens ou de sortir"

  • "Il y a des jours où l'on ne ressent pas l'envie d'être gentil. Il est aussi nécessaire de concevoir pour ne pas se blâmer dans ces moments-là"

Ces "murs de la réalité" ont également été discutés. C'est important. Cet article touche parce qu'il ne propose pas une ordonnance parfaite, mais un "ensemble de petites mesures" que l'on peut réessayer même après un échec.



Modèle de "chemin de retour" utilisable dès demain (condensé des points clés de l'article pour un usage quotidien)

Enfin, nous avons "modélisé" l'essence de l'article pour l'adapter à la vie au Japon. Essayez-les dans l'ordre les jours où vous vous sentez déprimé.

  1. Son : Écouter une seule chanson préférée (commencez par une).

  2. Extérieur : Sortir de la maison (la promenade est optionnelle).

  3. Personne : Contacter quelqu'un avec un court message (même sans raison).

  4. Gentillesse : Dire un petit "merci" / céder une fois.

  5. Perspective : Écrire comment vous expliqueriez votre souci à "vous dans trois mois".

  6. Évacuation : Pleurer, crier, écrire dans un carnet (sécurité d'abord).

  7. Lieu : Noter un seul candidat de communauté à visiter (vous pouvez y aller un autre jour).


L'important n'est pas de tout faire, mais de connecter au moins un "itinéraire". Ce que font les experts du bonheur, ce n'est pas une réforme personnelle spectaculaire, mais la conception de "petites habitudes" pour revenir de la déprime.



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