« La lumière du soleil ne suffit pas » : la controverse sur la vitamine D refait surface — Décryptage des nouvelles recherches et des réactions sur les réseaux sociaux

« La lumière du soleil ne suffit pas » : la controverse sur la vitamine D refait surface — Décryptage des nouvelles recherches et des réactions sur les réseaux sociaux

Raisons de la diffusion de la proposition d'augmenter la dose de vitamine D à "trois fois la quantité recommandée"

"Beaucoup de gens manquent de vitamine D", "Mais en prendre trop est dangereux" —— Ces inquiétudes contradictoires alimentent chaque année le débat sur les suppléments. Un article publié par la version française de The Epoch Times le 29 décembre 2025 a ravivé cette controverse. Il a présenté une "nouvelle étude" suggérant que la quantité actuellement recommandée (600 à 800 UI par jour) est insuffisante pour prévenir et améliorer les carences, et qu'une dose de 2000 UI devrait être envisagée.The Epoch Times


En conclusion, la "nouvelle étude" mentionnée dans cet article est en fait une **revue narrative (synthèse)** des recherches existantes, plutôt qu'un nouvel essai clinique à grande échelle. Cela ne signifie pas que la recommandation nationale changera immédiatement. Cependant, cela constitue un sujet de débat suffisamment stimulant. En effet, elle propose "2000 UI", soit environ 2,5 à 3 fois la quantité généralement recommandée, comme une "référence simple, efficace et sûre".MDPI



D'où vient la proposition de "2000 UI" ?

Le lien dans l'article renvoie à une revue publiée dans la revue scientifique 'Nutrients' de MDPI
“Vitamin D Supplementation… 2000 IU (50 µg) … for Adults” (publiée le 29 janvier 2024).MDPI


Cette revue identifie la carence en vitamine D dans la population adulte générale comme un problème de santé publique et indique que 2000 UI (50 µg) de vitamine D3 par jour peuvent permettre d'atteindre une concentration sérique de 25(OH)D

  • supérieure à 50 nmol/L (20 ng/mL) : atteinte à >99%

  • supérieure à 75 nmol/L (30 ng/mL) : atteinte à >90%
    . Elle conclut également, sur la base d'informations issues d'essais contrôlés randomisés, que la supplémentation en 2000 UI sur plusieurs années ne présente pas de préoccupations majeures en matière de sécurité, et qu'elle pourrait être une dose simple, efficace et sûre pour la population adulte générale.MDPI


Quelle est l'ampleur de la carence : la "réalité mondiale" présentée par l'article

L'article de The Epoch Times souligne l'étendue de la carence en présentant des estimations selon lesquelles la concentration sérique est

  • inférieure à 25 nmol/L chez jusqu'à 18%

  • inférieure à 50 nmol/L chez environ la moitié de la population mondiale
    .The Epoch Times


Cependant, les critères pour définir la "suffisance" ou la "carence" en vitamine D varient selon les organisations. La fiche d'information pour les professionnels de la santé du NIH (ODS) des États-Unis, selon l'avis de l'Académie nationale des sciences, de l'ingénierie et de la médecine (NASEM), indique que une concentration de 50 nmol/L (20 ng/mL) ou plus est suffisante pour la plupart des gens, tandis qu'une concentration inférieure à 30 nmol/L (12 ng/mL) présente un risque élevé de carence.Office des suppléments alimentaires des National Institutes of Health


Même lorsqu'il s'agit de la même concentration sérique, le débat sur la quantité nécessaire change selon le seuil "cible". La revue propose une approche axée sur une plage plus élevée (autour de 75 nmol/L).MDPI



Les "signes de carence" et les bases de la "prise" (mais l'auto-diagnostique est interdit)

L'article mentionne des symptômes de carence tels que la faiblesse musculaire, la douleur osseuse, la fatigue et la dépression. Cette liste est cohérente avec les explications des établissements de santé.The Epoch Times


Cependant, il est possible d'être asymptomatique même en cas de carence, et ces symptômes peuvent également être causés par d'autres facteurs. Par conséquent, il est logique de considérer le contexte de vie (activités en extérieur, alimentation, âge, corpulence) et, si nécessaire, des tests sanguins.


Il existe trois principales voies d'apport.

  1. Lumière du soleil (synthèse cutanée)

  2. Alimentation (poisson, jaune d'œuf, champignons, aliments enrichis, etc.)

  3. Suppléments
    . L'article mentionne également le poisson, le fromage, les champignons, le jaune d'œuf, le lait enrichi et les céréales comme exemples.The Epoch Times


Point important : les lignes directrices sont prudentes quant à "2000 UI uniformes"

Bien que la revue recommande 2000 UI,la prise de vitamine D à des fins de "prévention générale des maladies" est abordée avec prudence par les lignes directrices des experts. Les lignes directrices de la Société d'endocrinologie de 2024 (publiées dans le JCEM) suggèrent que, pour au moins certains groupes d'âge, il convient de suivre les apports alimentaires de référence de l'IOM (actuellement NASEM) (RDA : environ 600 à 800 UI).OUP Academic


En d'autres termes, les discussions sur le "traitement de la carence" ou les "groupes spécifiques (à haut risque, grossesse, etc.)" ne peuvent pas être traitées de la même manière que celles sur "l'augmentation uniforme pour la prévention dans la population générale".


Cette divergence est la principale raison pour laquelle la proposition de "tripler la dose" attire l'attention.

  • Revue : La carence est répandue→ Il est plus rationnel de promouvoir largement 2000 UI

  • Lignes directrices : Les bénéfices et les risques de la prévention des maladies sont encore incertains→ Prudence quant à l'augmentation systématique ou aux tests



Le débat sur "l'excès" : Limites, toxicité et groupes à haut risque

Un exemple typique de problème lié à un excès de vitamine D est l'hypercalcémie, qui peut entraîner des risques tels que des calculs rénaux —— l'article explique également ce point.The Epoch Times


Le NIH (ODS) avertit que la toxicité est généralement due à une surconsommation de suppléments, pouvant conduire à une hypercalcémie ou à des lésions rénales.Office des suppléments alimentaires des National Institutes of Health


De plus, une référence souvent citée est le niveau maximal tolérable (UL) de 4000 UI/jour pour les adultes (bien que l'expression varie selon les sources, le concept de "limite supérieure" est commun).Office des suppléments alimentaires des National Institutes of Health


Une idée fausse courante est que

  • 2000 UI = sûr (pour tout le monde, tout le temps)

  • Moins de 4000 UI = absolument sûr
    . Les risques peuvent varier en fonction de la fonction rénale, de la sarcoïdose, etc., en fonction de la constitution ou des antécédents médicaux. La revue elle-même émet des avertissements sur "la dose, la méthode d'administration (prise intermittente à haute dose, etc.) et la prudence dans certains groupes".MDPI


Réactions sur les réseaux sociaux : Accord, radicalisation et scepticisme coexistent

Le sujet est populaire sur les réseaux sociaux car il attire à la fois ceux qui souhaitent optimiser leur santé par les suppléments, ceux qui ont une forte méfiance envers les informations médicales, et ceux qui sont scientifiquement prudents.


En fait, les commentaires sur l'article de News-Medical qui a repris la revue Nutrients (5 commentaires) montrent une division similaire.News-Medical

  • Des voix affirmant que **"2000 UI est encore trop faible"** et demandant des doses plus élevées (par exemple, 5000 UI)

  • Des commentaires conspirationnistes sur le fait que la lumière du soleil est bloquée

  • En réponse, des réfutations affirmant **"cela ne se produit pas"**, tout en abordant les habitudes de vie (éviter le soleil même dans les pays chauds, etc.)

  • Scepticisme quant à la fiabilité des sources d'information

    ("Ne prenez pas vos nouvelles médicales de responsables marketing", etc.)##HTML