« Le cancer n'est pas un "malheur soudain" » - Ce qui est plus dangereux que le stress et souvent négligé : Les priorités dans la prévention du cancer

« Le cancer n'est pas un "malheur soudain" » - Ce qui est plus dangereux que le stress et souvent négligé : Les priorités dans la prévention du cancer

1) Pourquoi l'expression "le cancer n'est pas un malheur soudain" résonne-t-elle autant ?

DER SPIEGEL Cet épisode du podcast sur la santé commence par une phrase provocante mais pleine d'espoir : "Le cancer n'est pas un malheur soudain, mais un processus lent." Cette expression résonne car elle ne réduit pas le cancer à une simple question de "malchance" et laisse une marge d'intervention de notre côté.


Bien sûr, pour ceux qui ont découvert qu'ils ont un cancer, le mot "processus" peut parfois sembler froid. Cependant, c'est aussi le mot le plus précis pour expliquer pourquoi la prévention et la détection précoce sont efficaces. Les changements cellulaires s'accumulent, et l'inflammation, les hormones, l'immunité, le métabolisme, et l'environnement de vie s'entrelacent pour créer progressivement un "état propice". Ainsi, les mesures à prendre ne sont pas des "méthodes de santé miraculeuses", mais des "accumulations reproductibles".


2) Conclusion : la prévention du cancer repose à 90 % sur la "priorisation" plutôt que sur le "tout-en-un"

Il y a tellement d'informations sur la prévention du cancer que les personnes sérieuses peuvent en être épuisées. "Légumes ? Suppléments ? Glucides ? Santé intestinale ? Jeûne ?" et se perdre, finissant par ne rien changer. Ce qui est important ici, c'est de **"les classer par ordre d'efficacité"**.


Dans l'organisation mondiale de la santé publique, les piliers pour réduire le fardeau du cancer vont généralement dans la même direction. En gros,

  • Les actions qui ont un grand impact lorsqu'elles sont arrêtées (comme le tabagisme)

  • Les actions qui font une différence lorsqu'elles sont poursuivies (exercice, poids, consommation d'alcool)

  • Les actions qui réduisent les pertes lorsqu'elles sont effectuées (vaccins, dépistages)

  • Les actions difficiles à changer seul (pollution de l'air, exposition professionnelle, etc.)

En regardant dans cet ordre, même si "tout n'est pas possible", il est plus facile de décider "ce qu'il faut faire ici".

3) Les "7 leviers" réalisables dès aujourd'hui - Une approche pragmatique

À partir de maintenant, conformément à l'objectif du programme (les différences sont créées par le mode de vie et l'environnement), nous traduirons en "actions" les points généralement acceptés.


Levier ① : Tabagisme (incluant cigarettes, dispositifs chauffants, tabagisme passif)

La priorité absolue en matière de prévention du cancer a toujours été la lutte contre le tabagisme. Si vous ne deviez changer qu'une seule chose, ce serait celle-ci.
Forme de l'action :

  • Passer de "réduire le nombre de cigarettes" à "arrêter" (utiliser des outils comme les consultations de sevrage tabagique, les substituts nicotiniques, les applications, etc.)

  • Négocier pour éviter les environnements de tabagisme passif à la maison ou au travail en les formulant comme une "demande de santé"


Levier ② : Alcool (le "piège" réside plus dans la "fréquence" que dans la quantité)

L'idée que "l'alcool est bon pour la santé en petites quantités" est tenace, mais du point de vue du cancer, il est efficace d'augmenter les "jours sans alcool".
Forme de l'action :

  • Réduire d'abord le nombre de jours de consommation d'alcool par semaine d'un jour

  • Créer des jours où l'on ne boit que "le premier verre"

  • Combler les "trous d'habitude" avec des boissons non alcoolisées


Levier ③ : Poids et métabolisme (pas l'apparence, mais la graisse viscérale et la glycémie)

Lorsque la discussion sur le risque de cancer se transforme soudainement en "camp d'entraînement pour perdre du poids", cela suscite des réactions. Ce qui est important ici, ce n'est pas la beauté ou la laideur de la silhouette, mais plutôt l'inflammation chronique, l'environnement hormonal, les fluctuations de la glycémie, c'est-à-dire l'environnement interne.
Forme de l'action :

  • Visualiser "le tour de taille", "la fréquence des collations", "les repas de nuit" avant le poids

  • Passer du dîner "tardif et copieux" au dîner "précoce et léger"

  • Fixer d'abord 10 minutes de marche par jour (le métabolisme est influencé par le total de l'activité physique)


Levier ④ : Exercice (plus que la "gym", c'est la "quantité totale quotidienne")

L'exercice est plus efficace lorsqu'il s'agit de la "quantité totale quotidienne" plutôt que d'un entraînement spécial.
Forme de l'action :

  • Prendre les escaliers à la place de l'ascenseur trois fois par semaine

  • Marcher en parlant au téléphone

  • Intégrer des squats ou des pompes "en petite quantité" deux fois par semaine (les muscles sont la base du métabolisme)


Levier ⑤ : Alimentation (réduire les "éléments à risque" plutôt que de chercher le "régime parfait")

Les discussions sur l'alimentation peuvent facilement devenir houleuses sur les réseaux sociaux. "Les glucides sont l'ennemi", "la viande est l'ennemi", "les additifs sont l'ennemi"... Cela devient souvent une "chasse aux ennemis". En termes de prévention du cancer, ce qui est réaliste, c'est d'abordréduire la fréquence des aliments hautement transformés.
Forme de l'action :

  • Passer de "tous les jours" à "quelques fois par semaine" pour les viandes transformées (jambon, saucisses, etc.)

  • Augmenter la "fréquence d'apparition" des légumes plutôt que la quantité (deux fois par jour à trois fois par jour)

  • Fixer le menu des "accompagnements" pour ne pas s'inquiéter des plats principaux et des plats d'accompagnement


Levier ⑥ : Sommeil (parler des effets indirects du "stress" est plus convaincant)

Affirmer que "le stress est la cause du cancer" suscite des réactions. En revanche, un manque de sommeil prolongé peut entraîner une augmentation de l'appétit, de la consommation d'alcool, du tabagisme et du manque d'exercice. Ainsi, le sommeil est plus unfrein pour arrêter le cercle vicieux qu'une "magie autonome".
Forme de l'action :

  • Fixer d'abord l'heure de réveil, et concevoir le coucher pour qu'il soit "avancé en conséquence"

  • Adopter soit un bain 90 minutes avant le coucher, soit éteindre les écrans

  • Les jours où l'on ne peut pas dormir, considérer "se reposer allongé" comme une réussite (le sommeil s'échappe plus on le poursuit)


Levier ⑦ : Rayons UV, infections, dépistages (réduire les pertes simplement en les faisant)

Lorsque la discussion sur la prévention se concentre sur les habitudes de vie, l'effet global sur la société diminue. Les vaccins et les dépistages sont des actions qui relèvent plus de "l'utilisation du système" que de l'effort individuel.
Forme de l'action :

  • Passer de la "protection UV de la peau uniquement en été" à "une habitude tout au long de l'année"

  • Vérifier les vaccinations et examens pertinents pour le HPV, l'hépatite, etc.

  • Plutôt que de "faire tous les dépistages parfaitement", en ajouter un de plus cette année

4) Réactions sur les réseaux sociaux : la frontière entre "espoir" et "responsabilité personnelle"

Lorsque ce sujet est discuté sur les réseaux sociaux, les réactions sont généralement polarisées.


(A) Ceux qui voient un espoir accru :

  • "Le cancer n'est pas seulement une question de chance, il y a des choses que l'on peut faire, c'est un soulagement"

  • "Les inquiétudes sont clarifiées, et c'est plus facile à partager avec la famille"

  • "Je peux revoir mes habitudes quotidiennes sans devenir un 'fanatique de la santé'"

En fait, dès la présentation du programme, le message selon lequel "nous pouvons influencer" est fort, ce qui le rend propice à la diffusion.


(B) Ceux qui réagissent ou se méfient :

  • "Les personnes malades n'entendent-elles pas 'c'est à cause de votre mode de vie' ?"

  • "Ne rejette-t-on pas les facteurs sociaux (pauvreté, conditions de travail, pollution) sur l'individu ?"

  • "Les discussions sur l'alimentation et le poids finissent par blâmer ceux qui ne peuvent pas se gérer"


Cette remarque est importante. La prévention du cancer inclut non seulement les actions individuelles, mais aussi des facteurs environnementaux tels que l'exposition professionnelle et la pollution de l'air, ainsi que des domaines où l'organisation du système est efficace, comme les infections et les dépistages.


(C) Le phénomène de "concentration des débats" : les discussions s'enflamment autour de la viande transformée, du sucre et des suppléments
Les réseaux sociaux n'aiment pas les discussions complexes, donc elles se résument souvent à "Qu'est-ce qu'on doit finalement manger ?". Par exemple, le traitement de la viande transformée est relativement clair selon la classification de l'IARC (évaluation de la cancérogénicité), mais les discussions s'étendent facilement à "Et la viande rouge ?", "Quelle quantité ?", "Qu'en est-il des autres nutriments ?".


(D) Ceux qui se tournent vers les livres ou les interviews longues comme "réceptacle de l'anxiété"
Certaines personnes deviennent plus anxieuses en ne voyant que des conclusions dans de courts posts. Ce groupe se tourne vers les critiques de livres des auteurs ou des dialogues longs (interviews dans d'autres émissions) pour "comprendre jusqu'à être convaincu".


5) Un plan "efficace sans effort" en 30 jours (vaincre le perfectionnisme)

Enfin, nous le traduis